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Publié le 14/10/2015, par dans Non classé.

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Benbaibeche à Ouargla : « L’heure de vérité a sonné pour ce gouvernement »

Publié le 18/11/2017, par dans Non classé.

Quand se rencontrent la détermination à en découdre avec les partis traditionnels et une mouvance politique en quête de représentation à l’intérieur du pays, ça donne un meeting tout à fait inattendu pour ses propres organisateurs.
C’est ce qui vient de se passer à Ouargla, ou Tahar Benbaibeche, président de Fajr Jadid a animé un meeting populaire à la salle de conférences de la maison de la culture Moufdi Zakaria ou tous les ingrédients d’une rencontre découverte magistrale avec militants et sympathisants se sont réunies pour créer la surprise.

Jugez-en, malgré 1h30 de retard inexpliqué et le qarqabou qui battait son plein, une assistance nombreuse et enthousiaste était au rendez-vous mêlant femmes, hommes et enfants qui attendaient Benbaibeche certes, mais aussi Hacene Zaatout, tête de liste de Fajr jadid pour la commune de Ouargla qui a carrément enflammé l’assistance avec un appel franc et sans fard à mobiliser les voix de son fief électoral de Mekhadma avant midi. Le leader local de Fajr Jadid sollicite non seulement que les femmes sortent le matin contrairement à leurs habitudes électorales en fin d’après midi mais aussi aux hommes de se rendre aux urnes en force avant le déjeuner pour permettre à ce grand quartier de Ouargla de reprendre la main sur l’APC qu’il a perdu il y a cinq ans. Un mandat de trop pour les concurrents du Ksar qui revenaient de loin en 2012 après 20 ans d’absence de cette assemblée, un quinquennat ou le quartier n’a pas avance d’un iota estiment ses habitants qui veulent peser de leur poids sur les élections de jeudi prochain.

Et c’est dans cet ambiance festive et visiblement mobilisée en faveur de candidatures jeunes, féminines, diplômées et ancrées dans le mouvement associatif que Tahar Benbaibeche, très ému n’a pas pu s’empêcher de souligner qu’il considérait que cette rencontre avec le peuple de Ouargla était une nouvelle naissance pour son parti.  » Les caisses son vides et l’heure de vérité a sonné pour ce gouvernement» s’est écrié l’orateur soulignant avoir tant souhaité que ces élections locales soient l’occasion pour les uns et les autres de présenter des idées et des programmes. Benbaibeche tacle le FLN à propos de ses déclarations qu’il juge irresponsable  » comment prétendent-il être l’Etat et le gouvernement, appliquer le programme du président Bouteflika pour enfin menacer de quitter le gouvernement ? ». Il estime que reconnaitre la source du mal est un début de solution en soi et que le gouvernement doit rectifier le tir et instaurer un dialogue global sans exclusion tout en ironisant que les partis au pouvoir  » demandent une rallonge de cinq ans pour opérer une destruction massive de ce qui reste à sauver ».

 » Ouargla est malade»

Benbaibeche approuve le constat amer des têtes de listes de son parti à Ouargla qui prendront successivement la parole pour s’annoncer en tant que sauveurs.  » Ouargla est malade et ses médecins sont enfin là ! » criera Hacene Zaatout à une assistance qui buvait ses paroles et lui demandait de répéter ses slogans. L’Algérie a rendez-vous avec le changement et c’est au peuple d’en choisir la manière dira Benbaibeche appelant les algériens à se réveiller pour trouver des solutions et révéler leur volonté à changer le cours des choses et interagir avec les événements.

L’orateur expliquera que la manne pétrolière qui n’a pas permis de développer les deux poumons de l’Algérie que sont Hassi Messaoud et Hassi R’mel a permis aux décideurs d’acheter la paix sociale à une certaine époque.  » Il ne leur sera plus possible d’acheter le silence du peuple qui veut de vrais représentants et l’application équitable des lois ». Cette heure de verité que Benbaibeche voudrait jeudi prochain, avec une élite nationale née des entrailles du peuple, devra assurer la stabilité du pays pour les cinq prochaines années. Une stabilité dont elle serait la seule garante. Après le meeting grandiose de Ouargla, qui a semble t-il été une révélation pour le président de Fajr Jadid, l’idéal serait d’offrir au parti la majorité absolue dans les 18 communes dans lesquelles il se présente à travers la wilaya de Ouargla nonobstant celle de l’APW qu’il convoite aussi. Soutenant que ses candidats apporteront de vraies solutions au malaise de Ouargla, Benbaibeche estime qu’une majorité confortable de Fajr Jadid serait à même de présenter à l’opinons publique un exemple concret de bonne gouvernance. Lire la suite

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Les gardes-côtes ont intercepté 286 harragas algériens

Publié le 18/11/2017, par dans Non classé.

Le phénomène de l’émigration clandestine prend de l’ampleur en Algérie.
 » Les unités du Service National de Gardes-côtes des Forces Navales de l’Armée Nationale Populaire ont procédé, durant la période allant de jeudi 16 au samedi 18 novembre 2017, à l’interception et sauvetage, au large des cotes algériennes, d’un nombre total de 286 citoyens algériens candidats à l’émigration clandestine », a annoncé le ministère de la Défense nationale dans un communiqué rendu public aujourd’hui samedi.

 » En dépit de l’ampleur prise par les tentatives de quitter le territoire national de manière illégale, les unités du Service National de Gardes-côtes des Forces Navales demeurent vigilantes et mobilisées de façon permanente en vue de les intercepter et de neutraliser les réseaux de passeurs, et ce, en coordination avec les services de sécurité concernés », a ajouté la même source. Lire la suite

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«Nous avons bel et bien notifié le rejet»

Publié le 18/11/2017, par dans Non classé.

Les toutes dernières affirmations de Abdelmalek Amellou soutenant que sa liste n’est pas écartée officiellement de la course pour les élections municipales du 23 novembre sèment la confusion.
« Ma liste est validée au niveau de la commune et de la daïra depuis le 11 (octobre, ndlr)», a-t-il soutenu mercredi dernier au milieu de ses partisans à la fin du meeting perturbé du porte-parole du RND, Seddik Chihab, à la maison de la culture de Béjaïa. L’administration a un tout autre avis.

Au niveau de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), où nous nous sommes rendus, il n’y a pas trace d’une liste RND pour la commune d’Aït Rzine. « Nous avons 271 listes APC et 14 pour l’APW», affirme à El Watan M. Amiour, le magistrat qui préside cette commission pour la wilaya de Béjaïa.

Qu’en est-il de la liste que mène Abdelmalek Amellou ? « Qui est-ce ? Je n’en ai pas entendu parler», nous répond, curieusement, M. Amiour. Une vérification dans le fichier des listes engagées mises à disposition de la HIISE confirme que le RND ne dispose officiellement pas de candidats pour l’APC d’Aït Rzine. « Nous travaillons dans la transparence, nous n’avons rien à cacher», a jugé utile d’ajouter le magistrat. La candidature de Abdelmalek Amellou a été rejetée au motif qu’elle ne répond pas aux dispositions de l’article 79 de la loi organique 16/10 du 25 août 2016 relative au régime électoral qui énumère les conditions d’éligibilité. C’est l’explication que nous donnent les services de la DRAG.

Le rejet a été motivé précisément par la non-conformité avec la disposition de cet article qui exige du candidat de ne pas être jugé définitivement pour crime ou délit privatif de liberté. Abdelmalek Amellou a écopé d’une peine de six mois pour port illégal d’arme à feu, apprenons-nous auprès de notre source. N’était donc cette condamnation définitive, sa candidature aurait été validée, malgré son interpellation dans l’affaire de l’assassinat de Ali Mécili en 1987. L’ordonnance de non-lieu dont il a bénéficié, avant son expulsion de France, et « confirmée par la Cour de cassation en novembre 2016», comme le rappelait la veuve Mécili dans une lettre adressée au FFS, a permis de garder son casier judiciaire vierge.

Le délit pour lequel il a été jugé a rendu impossible sa candidature, rejetée par la chambre administrative qui a confirmé son verdict même après le recours introduit par le candidat. « Nous avons notifié le rejet par la chambre administrative le 3 octobre au secrétaire de wilaya du RND», affirme notre source à la Drag, qui explique que faute d’établir le contact directement avec le candidat, il « nous est permis de faire la notification par n’importe quel biais».

C’est donc le député Kamel Bouchoucha, en sa qualité aussi de secrétaire de wilaya du RND, qui a été avisé du rejet. « Nous lui avons demandé de remplacer le tête de liste, mais il a refusé expliquant que son parti tente sa chance avec Amellou», ajoute notre interlocuteur. Le RND avait tout misé sur Abdelmalek Amellou. Mais sa liste a été, elle aussi, rejetée après l’expiration du délai officiel. « Suite à la décision de la chambre administrative, nous avons notifié le rejet de la liste par un arrêté du wali au secrétaire de wilaya du RND», assure encore notre source. L’administration soutient avoir, par deux fois donc, adressé les notifications au député Kamel Bouchoucha.

Le parti n’a pas perdu que sa liste d’Aït Rzine mais aussi celle de Tifra. Ce qui fait que dans les registres de la Drag, on comptabilise 269 listes validées pour les APC et non plus 271, comme nous l’a avancé le président de la HIISE de la wilaya. Erreur ou non- actualisation des statistiques au niveau de la HIISE ? « La HIISE est au courant de la liste rejetée», assure notre interlocuteur au niveau de la Drag.
Abdelmalek Amellou n’a-t-il pas été informé des deux notifications de rejet par les soins du secrétaire de wilaya de son parti, le RND ? Mercredi dernier, ses partisans ont montré toute leur colère contre le parti qu’ils ont accusé de les avoir lâchés, laissant comprendre qu’ils sont convaincus que s’il l’avait voulu, le parti d’Ahmed Ouyahia aurait pu intervenir pour faire valider leur liste.
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«La charge municipale, c’est usant !»

Publié le 18/11/2017, par dans Non classé.

« Je compte les jours qui me séparent de la fin de mon mandat ! » soupire Harabi Hadj Abdelouahab, impatient de reprendre sa liberté de simple citoyen. M. Harabi est l’un des vice-présidents de l’APC de Aïn Boucif.
Depuis le début de la campagne, il fait office de maire par intérim, le P/APC, M. Benali, étant mis en congé spécial pour faire campagne. M. Harabi, lui, n’est guère tenté par un second mandat. Il avait été élu en 2012 sur une liste FBG, le Front de la bonne gouvernance, parti dirigé par Aïssa Belhadi, et qui compte dans ses rangs le député Tahar Missoum alias « Spécifique». « La charge municipale, c’est usant», répète-t-il. Quand nous l’interrogeons sur les raisons de son refus de rempiler, M. Harabi évoque en premier lieu l’immensité de la tâche et la vastitude du territoire de la circonscription. « Aïn Boucif est une commune continent», dit-il. En guise d’exemple, il cite la carte scolaire de la commune de Aïn Boucif. Celle-ci compte, indique-t-il, 33 écoles, dont 11 seulement en intra-muros. « Les 22 autres sont à l’extérieur de la ville, et la plus proche est à 3 km.»

La commune s’étale sur 32 000 ha. La population est évaluée à un peu plus de 40 000 habitants ,dont 55% vivent dans les zones rurales et les zones éparses. « Les populations des villages, il leur faut des routes, il faut leur fournir l’eau, l’électricité, le gaz, le transport scolaire, et les ressources de la commune sont limitées», explique M. Harabi. Dressant un tableau de bord économique de l’APC, il dira : « Je n’ai pas de zone d’activité. L’agriculture souffre du manque d’eau, et la région est dominée par les cultures céréalières qui consomment beaucoup d’eau. On vit des subventions de l’Etat et les biens de la commune. Nos recettes fiscales ne dépassent pas les 2 milliards de centimes.»

S’agissant des principaux dossiers dont va hériter le prochain exécutif communal, Harabi Hadj Abdelouahab estime que le logement demeure le principal casse-tête à Aïn Boucif. « Ce n’est pas normal qu’une commune de cette taille ne reçoive qu’un quota de 300 ou 400 logements en 8 ans, alors qu’il y a des communes où on voit des cités partout, à croire qu’il suffit d’arroser les terrains pour qu’elles poussent», assène-t-il. Il indique dans la foulée que pas moins de 4200 demandes de logement sont en souffrance dans les tiroirs de l’APC. A quoi s’ajoutent 170 dossiers dans le cadre de l’absorption de l’habitat précaire. Par ailleurs, 80 constructions illicites sont également recensées. Si la gouvernance locale est de plus en plus difficile en ces temps de crise, M. Harabi ne considère pas pour autant que les prérogatives des maires sont aussi limitées qu’on le dit. « Si tu sais lire le code communal, il y a toujours moyen de faire quelque chose. Si tu ne sais pas lire le code communal, tu ne peux rien faire»,
professe-t-il. Lire la suite

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«Je me présente faute de travail»

Publié le 18/11/2017, par dans Non classé.

Corps frêle, visage émacié, regard sombre, Ahmed Amraoui se morfond sur sa chaise dans un local sobre servant de permanence électorale.  » Attendez, je vais appeler le tête de liste», lance-t-il gentiment. Nous lui indiquons que c’est sa parole à lui qui nous intéresse, son profil, et il en est presque intimidé.

Emu. Pourtant, le parcours d’Ahmed force vraiment le respect. C’est l’un de ces vigiles discrets qui ont brûlé leur jeunesse pour que le pays se tienne debout. Ahmed Amraoui est candidat sur la liste du MPA (n°13). Il a 49 ans, marié et père de quatre enfants. A la fin des années 1980, Ahmed était maître d’école. « J’étais enseignant de français», précise-t-il. Dans les années 1990, alors que Aïn Boucif est dans l’œil du cyclone terroriste, Ahmed s’engage dans le corps des Gardes communaux. « J’étais dans le tout premier groupe, le détachement 26-1 », assure-t-il. « A l’époque, c’étaient les zawalis qui étaient en première ligne de front. Tu ne trouvais dans nos rangs que les parias, les sans-grade, ghir elli mekerfessa alih», se souvient-il avec amertume. « J’ai servi de 1994 à 2005. J’étais dans la gueule du loup.

On ratissait toute la région : Kef Lakhdar, Moqorno, El Ghaba El Kahla… Je l’ai échappé belle plus d’une fois. J’ai des amis qui sont morts.» Après onze ans de bons et courageux services, Ahmed sort les mains vides. « En 2005, j’ai rendu les armes sans aucune pension ni indemnité. Rien !» En 2009, il est engagé comme contractuel par l’APC. Depuis janvier 2017, la mairie a mis fin à son contrat en même temps que 63 de ses camarades. « Je suis toujours au chômage. Je vis de la retraite de mon père. C’est un ancien fonctionnaire des PTT», affirme-t-il. Dans la foulée, Ahmed nous confie : « Je me présente aux élections faute de travail. Moi, je cherche juste un travail à travers cette liste.» Pour lui, c’est avant tout une opportunité pour espérer avoir un revenu et assurer un minimum de vie digne à ses enfants. « Beaucoup parmi ces jeunes qui encadrent les permanences électorales et les bureaux de vote ne sont pas encartés, ils font ça juste pour se faire un peu d’argent», appuie-t-il. « Je n’ai jamais fait de politique auparavant», avoue notre ami.

Quid de sa ligne politique ? « On se base sur les classes populaires. Les gens sont très pauvres, ici. Le peuple est réduit à la mendicité. Quand le couffin du Ramadhan est distribué, c’est l’émeute. Il y a une grande misère dans les douars. J’habite à El Gharbia, sur la route d’El Birine. Il n’y a rien là-bas. Le réseau de distribution de gaz passe à 200 m de chez nous et on n’a pas de gaz de ville. L’agriculture périclite faute d’eau et les forages sont interdits. Même l’élevage, ça ne marche pas. Les aliments de bétail coûtent trop cher. La ‘arouchia’ nous a causé beaucoup de tort. Chaque élu n’œuvre que pour son clan. Il n’y en a que pour la ‘hachia’ (la cour) du maire.» En plus du poids du tribalisme, Ahmed n’hésite pas à parler de « tabaqia» (lutte des classes). « Les notables ont tous les privilèges. Certains noms, certaines familles, ont tous les droits. Nous, on est la classe inférieure. Les marginaux.

On veut se rapprocher de notre classe et l’élever avec nous. Echaâb madhrour bezzef. Si personne ne bouge, ça ne risque pas de changer .» Comment évalue-t-il ses chances ? « J’ai une bonne réputation. Des gens que je ne connais pas viennent m’embrasser spontanément sur le front. Ils se souviennent du temps où je risquais ma vie pour les défendre», glisse-t-il avec pudeur. Lire la suite

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Vers la suppression de l’impôt sur la fortune

Publié le 18/11/2017, par dans Non classé.

Coup de théâtre à l’Assemblée populaire nationale (APN). Vingt-quatre heures après la clôture des débats autour du projet de loi de finances 2018, les députés ont été surpris par une annonce qui fera, sans nul doute, polémique dans les prochains jours : la proposition de supprimer la mesure portant création d’un impôt sur la fortune. Cette dernière émane de la commission des finances et du budget de l’APN.
C’est ce que nous avons appris auprès des membres de cette instance. Selon nos sources, la proposition a été faite, jeudi après-midi, en l’absence de beaucoup de représentants des partis de l’opposition.

Qui est à l’origine de cette proposition d’amendement ? Et pourquoi supprimer cette disposition ? Annoncée, en octobre dernier, par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, la mesure a été introduite dans le projet de loi de finances (PLF) 2018 qui stipule, dans son article 12, que « l’impôt sur la fortune concerne les personnes physiques ayant des biens en Algérie et à l’étranger».

Mais il semble que la décision ne fait pas l’unanimité, même au sein du gouvernement et ses proches soutiens. Et pour cause, ce sont les députés de la majorité, qui contrôlent l’ensemble des structures de l’APN, qui demandent l’annulation de l’impôt sur la fortune « au motif que l’impôt sur le patrimoine concerne tous les biens des personnes physiques».

« Les membres de la commission auteurs de cette proposition justifient aussi leurs positions par l’absence des mécanismes permettant l’évaluation de la fortune», nous déclare Ouamar Saoudi, député du RCD et membre de la commission des finances, précisant que « ce sont les députés du RND et du FLN qui ont signé la proposition».

« Jeudi, c’était le dernier jour de travail de la commission qui a entamé l’examen des amendements proposés par les députés, depuis mercredi après-midi. Et jusqu’à 13h, aucune proposition de ce genre n’était à l’ordre du jour. Ce n’est que ce matin que j’ai appris la nouvelle. Les membres de la commission n’en savaient rien», précise, pour sa part, Ahmed Cherifi, député du MSP et membre de ladite commission.

« Influence des riches»

Précisant que son parti avait déjà expliqué que « cette mesure existe déjà dans l’impôt sur le patrimoine», Ahmed Cherifi n’écarte pas « le fait que la commission des finances a agi sur injonction venue en dehors de la Chambre basse du Parlement». « C’est une preuve supplémentaire que l’Assemblée ne légifère pas et que la loi ne s’applique pas aux riches.

En revanche, ce sont les pauvres qui auront à assumer le poids de l’austérité à travers les différentes taxes qui impacteront négativement sur leur pouvoir d’achat», explique-t-il. Ouamar Saoudi avance la même explication. « Il est évident que les députés du FLN et du RND au niveau de la commission ont été instruits pour faire cette proposition. Maintenant, il faut attendre la réaction de cette même majorité en plénière, le 26 novembre prochain, lorsqu’il y aura le vote sur ce projet, observe-t-il.

Selon lui, « cette mesure était en réalité populiste». « Nous l’avons dit dès le départ. Par cette disposition, le gouvernement voulait clore le débat sur l’informel et l’enrichissement illicite avant qu’il ne soit ouvert. C’est une sorte de caution légale à des fortunes mal acquises», souligne-t-il. Ouamar Saoudi rappelle que le gouvernement voulait, dès le départ, se contenter de l’application de l’impôt sur le patrimoine « qui ne demande pas des mécanismes nouveaux» et attendre la « modernisation du système fiscal et d’avoir un fichier fiable afin de pouvoir mettre en application l’impôt sur la fortune».

« En tout cas, beaucoup de députés du FLN et du RND étaient contre la mesure par principe», dit-il. Scandalisée par cette annonce, la députée du Parti des travailleurs (PT), Nadia Chouitem, dénonce la « complicité entre le gouvernement et les députés». « Déjà dans l’exposé des motifs concernant l’article 12 du PLF-2018, le gouvernement ne donne aucun motif pour justifier cet impôt.

De plus, il reconnaît l’échec du système des déclarations et la faiblesse du recouvrement, sans pour autant proposer une solution pour palier cette défaillance. Ça sent l’hésitation dès le départ», explique-t-elle, regrettant le fait que des « députés défendent les ultra riches».

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