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Publié le 14/10/2015, par dans Non classé.

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Des dizaines de médecins résidents arrêtés à Alger (vidéo)

Publié le 24/04/2018, par dans Non classé.

Les forces de sécurité ont empêché la marche des médecins résidents organisée mardi à Alger. Des dizaines de manifestants ont été arrêtés et expulsés d’Alger, a dénoncé le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra).

Les médecins résidents arrêtés  » brutalement » par les policiers ont été embaqués dans des bus avant de les transférer vers Blida, selon un délégué du Camra.

La marche a été organisée pour exprimer leur refus de la nouvelle loi sur la santé, adoptée récemment par l’Assemblé populaire nationale (APN).

Les médecins résidents réclament, depuis plus d’une année, la suppression du service civil et l’amélioration des conditions professionnelles et pédagogiques.

Les manifestations organisées par le Camra sont souvent réprimées par les forces de sécurités en dépit du dialogue engagé avec le ministère de la Santé.

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«Octobre 88 a été provoqué par le pouvoir politique»

Publié le 24/04/2018, par dans Non classé.

Pour présenter une nouvelle version du tome 1 de ses mémoires, l’ancien ministre de la Défense, Khaled Nezzar, a organisé une conférence de presse. L’occasion pour lui de faire de nouvelles révélations sur la période durant laquelle il était aux affaires. L’ancien membre du HCE a par ailleurs tenu à démentir les rumeurs qui le donnent partie prenante de tractations autour d’échéances électorales, affirmant son « retrait total» de la scène politique.
Je n’ai été(étais) qu’un petit responsable loin d’Alger.» Lorsqu’il s’est présenté, hier devant les journalistes venus l’écouter à l’hôtel El Aurassi, Khaled Nezzar savait qu’il était attendu non pas sur le contenu de son livre mémoires qu’il vient de rééditer, mais sur l’actualité du moment et surtout sur la période durant laquelle l’homme avait assumé les charges de ministre de la Défense. Toujours aussi direct, la mémoire presque intacte, malgré ses 81 ans, le général Nezzar est intarissable de témoignages. Et après chaque « témoignage», il lance une pique.

C’est le cas de cette charge contre les politiques qui « allument le feu, et nous demandent après d’éteindre le brasier». Cette situation, l’orateur – qui dit écrire ses mémoires pour donner  » un angle aux générations montantes – l’a vécue en 1988. Le pays avait connu les pires manifestations de son histoire. Et cela, c’était la faute « du pouvoir politique». « Oui, je le dis aujourd’hui et vous allez le lire dans mon prochain livre, le pouvoir politique avait une responsabilité» dans les événements d’Octobre 1988. « Nous, militaires, étions appelés à faire face aux événements.

Mais j’avais compris que ce qui faisait sortir les jeunes, c’était le désarroi, la colère», tente-t-il d’expliquer. « Ce que s’est passé en 1988 et la décennie noire n’était que la résultante des mauvais choix pris depuis l’indépendance.» Un clin d’œil à ce qui se passe aujourd’hui ? « Depuis l’indépendance, les autorités politiques, au plus haut sommet de l’Etat, ont joué sur les équilibres. Des considérations régionalistes, de connivence ou d’allégeance ont toujours primé sur la compétence. C’est pour cela que cela ne marche jamais», a-t-il indiqué.

Le général connaît cependant ses limites. S’il consent à « livrer» tout sur son expérience militaire, car « je n’étais qu’un militaire», il ne veut pas s’aventurer sur les questions du présent. Il dément ainsi toute initiative visant à se mêler de la question de la succession de Abdelaziz Bouteflika. « La politique, cela ne m’intéresse pas. Je suis redevenu un simple citoyen. Comme vous, j’ai un avis, mais je n’ai plus le pouvoir», a-t-il précisé.

L’homme répondait à une question qui portait sur l’information le donnant porteur d’une initiative pour proposer un « candidat du consensus» lors de la prochaine élection présidentielle.  » Avez-vous des craintes pour l’avenir du pays ?» « Oui», répond le vieux général. Mais, « je m’exprime en tant que citoyen, lorsque je rencontre mes amis. Sans plus», a-t-il encore insisté.

Car, « cela fait longtemps que j’ai quitté la politique. Et contrairement à certains, je l’ai fait de mon propre gré», a-t-il rappelé. Khaled Nezzar a en effet démissionné de l’armée, en 1994, à l’âge de 57 ans pour « me consacrer à ‘‘mes » enfants» et embrasser une nouvelle carrière d’homme d’affaires.

S’il a quitté l’armée, Khaled Nezzar ne s’empêche pas de revenir sur les événements qui ont jalonné sa longue carrière. Il dit aujourd’hui qu’il a « toujours été contre» la présence de « la police politique» dans les institutions. Et c’est cette image qui a donné l’impression aux Algériens que « l’armée faisait tout». « Nous avons été mêlés à la politique malgré nous.

Ce n’est pas l’armée qui avait décidé d’intégrer le comité central (du FLN, parti unique, ndlr). Nous avions nos voix comme tout le monde», a-t-il rappelé. Puis, selon lui, le rôle de l’institution militaire a été « surdimensionné» et même fantasmé. Car, même lors de la désignation de Chadli Bendjedid comme chef de l’Etat en 1979, la décision n’était prise que par « quelques officiers, Kasdi Merbah et deux autres», mais « pas par l’institution militaire».

En revanche, le général Nezzar dit toujours assumer son choix d’avoir opté pour l’arrêt du processus électoral en janvier 1992. Mais là encore, le vieux général rappelle qu’il n’était qu’une voix parmi tant d’autres. « Mais, lorsque le président Chadli avait montré des hésitations, j’avais assumé mes responsabilités.» « Et j’ai la conscience tranquille.

La seule chose que je regrette ce sont les morts, les blessés et les destructions de l’économie nationale», indique-t-il. Après le premier tome qui a porté sur sa carrière politique, le général Nezzar a promis de publier un nouveau livre. Intitulé Séquence politique, le nouveau tome couvrira la période de 1988 à sa démission en 1994. Il n’en dira pas plus. Mais il assure que ce qui l’a poussé à écrire des livres, « c’est le sang qui a coulé durant les années 1990». Lire la suite

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Un forum économique pour les jeunes Algériens

Publié le 24/04/2018, par dans Non classé.

Montréal accueillera le 5 mai prochain le premier forum de développement économique des jeunes Algériens du Canada.
Organisé par la jeune Chambre de commerce algérienne du Canada fondée en 2017 par des jeunes de la deuxième génération, l’événement se déclinera sous forme de conférences et d’ateliers.

« A la faveur des nouvelles lois et dispositions du gouvernement algérien, il est maintenant possible pour un expatrié de lancer son entreprise en Algérie, et ce, depuis le Canada, il en est de même pour un Algérien désirant faire affaire au Canada depuis l’Algérie», expliquent les organisateurs. Pour Amine Salah, président de la jeune Chambre de commerce algérienne du Canada, « le forum permettra, entre autres, d’expliquer tout le dispositif de l’Ansej pour les jeunes Algériens de l’étranger qui sont intéressés pour investir au pays».

Pour ce faire, un responsable de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes devrait être présent à Montréal. Les opportunités dans les domaines des technologies émergentes seront au cœur de l’événement, avec la présence de Lamine Belbachir, PDG-fondateur de Ayrade (Algérie).

Les participants auront aussi l’occasion d’en savoir plus sur le cadre juridique et fiscal pour la création d’entreprises aussi bien en Algérie qu’au Canada. « Les opportunités d’affaires au Canada seront aussi présentées. La Chambre de commerce du Montréal métropolitain présentera le financement les start-up du Canada.

D’autres intervenants aborderont le système des appels d’offres au Canada ainsi que la fiscalité», ajoute le président de la jeune Chambre de commerce, qui a organisé l’événement en collaboration avec le consulat d’Algérie à Montréal.Les organisateurs ont réussi aussi à convaincre le jeune prodige français d’origine algérienne, Idriss Aberkane, connu pour ses écrits et ses conférences sur l’économie de la connaissance, d’intervenir lors de l’événement. Selon une étude de la fondation Club Avenir, qui promeut la diaspora algérienne au Canada, près de 8% des Algériens du pays de l’Erable se sont lancés dans la création d’entreprises, d’après les statistiques de 2011.

Pas moins de 104 000 Algériens vivent au Canada, dont le tiers de la deuxième génération. Le volume des échanges entre les deux pays a été de 2,37 milliards de dollars en 2016. La même année, l’Algérie était le premier partenaire commercial du Canada en Afrique, et le 32e dans le monde. Lire la suite

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Politique des privatisations : Les preuves irréfutables du bradage de Temmar

Publié le 24/04/2018, par dans Non classé.

Il n’est un secret pour personne que la politique que Abdelhamid Temmar a eu à conduire a été un véritable fiasco pour l’économie nationale, et a surtout servi à mettre en place une oligarchie vorace et prédatrice.
L’ancien ministre de la Participation et de la Coordination des réformes et de l’Industrie au début des années 2000, Abdelhamid Temmar, a remis, avant-hier sur le plateau d’une chaîne de télévision privée, au goût du jour le dossier des privatisations. Il bombe le torse, se défend et défie quiconque lui apportera la preuve que les réformes dont il a été chargé par le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, ont été un échec.

Il veut même faire admettre que cela a été une réussite. Pourtant, il n’est un secret pour personne que la politique qu’il a eu à conduire a été un véritable fiasco pour le pays, et a surtout servi à mettre en place une oligarchie vorace et prédatrice. Nous avons contacté hier le Parti des travailleurs pour connaître un peu le fond des accusations que la secrétaire générale du parti, Louisa Hanoune, avait adressé à l’ancien ministre, recyclé aujourd’hui comme conseiller de la Banque d’Algérie.

C’est Ramdane Taazibt, parlementaire et membre du bureau politique, qui s’exprime sur ce lourd dossier. D’emblée, notre interlocuteur entre dans le vif du sujet. Il indique que « dans un pays normal, c’est à la justice de prendre le relais et d’enquêter sur le bradage du secteur public maquillé en opération de privatisation».

« Le président de la République lui-même avait qualifié, en 2008, la politique de privatisation d’échec», poursuit le député. D’où, d’ailleurs, l’instauration de la règle de 51/49 et le droit de préemption. « Un ancien ministre de l’Industrie m’a avoué que si le bilan des privatisations était rendu public, il ferait l’effet d’une bombe atomique», nous a confié M. Taazibt.

Le parlementaire du PT cite quelques exemples : « Le cas le plus édifiant est celui d’El Hadjar qui est devenu un amas de ferraille.» Ce complexe sidérurgique qui, selon lui, employait 12 000 travailleurs et produisait 1,2 million de tonnes d’acier/an ne fait travailler aujourd’hui que 6000 personnes et ne produit plus que 150 000 tonnes d’acier/an. « Les emplois ont été divisés par deux et la production par dix», souligne Ramdane Taazibt, étonné par le fait que Abdelhamid Temmar revient et ose parler de réussite.

Notre interlocuteur nous fournit d’autres exemples du bradage du secteur public, entre autres l’Entreprise nationale de gaz industriels (ENGI), dont 66% du capital ont été cédés, la laiterie de Draâ Ben Khedda vendue à 80 milliards de centimes, alors qu’elle réalisait annuellement un bénéfice de 50 milliards de centimes. Le parlementaire du Parti des travailleurs parle de bradage, de pratiques maffieuses, de passe-droits et de conflits d’intérêts.

Comment l’ancien ministre de l’Industrie peut-il s’enorgueillir d’avoir privatisé 400 entreprises pour la modique somme de 1,2 milliard de dollars ? Abdelhamid Temmar n’a pas réformé, il a mené des contre-réformes, soutient Ramdane Taazibt, qui souligne que le secteur public de l’agroalimentaire avait réalisé, selon un rapport du gouverneur de la Banque d’Algérie, une croissance de 29%.

L’ancien ministre de l’Industrie, dira-t-il, a privatisé les entreprises les plus juteuses, à l’instar de l’Enava spécialisée dans la production du verre, cédée à Saint Gobain pour 5 millions d’euros et d’Asmidal. Le parlementaire du PT donne un autre exemple, celui de l’industrie de transformation de la tomate à l’est du pays. Certaines unités privatisées ont été fermées, d’autres ont changé d’activité et cela n’a pas été sans conséquences sur l’emploi, indique Ramdane Taazibt.

La filière a perdu 250 000 emplois, affirme-t-il, avant de faire remarquer que l’Algérie importe le produit de Turquie et de Chine. « Personne ne veut faire le bilan de la politique de privatisation menée depuis des années dans le pays, alors que l’article 120 de la loi 04-01 exige du gouvernement de le faire chaque année», dénonce le député et membre du bureau politique du parti de Louisa Hanoune.
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On vous le dit

Publié le 24/04/2018, par dans Non classé.

Grand prix pour l’Algérien Malek Ben Smaïn

La Bataille d’Alger, un film dans l’histoire, de Malek Ben Smaïn, a remporté le grand prix du Festival international du cinéma et de l’histoire de Taroudant (Maroc), qui s’est déroulé du 16 au 21 avril. Ce festival a pour objectif de présenter des œuvres traitant d’événements et de questions historiques d’un point de vue cinématographique. Après les festivals de cinéma de Göteborg, d’Amsterdam et de Carthage (JCC), le film est actuellement en tournage au Brésil à « Its All True (Todo Verdade)», le passionnant et reconnu Festival du cinéma du réel d’Amérique du Sud. Par ailleurs, le film est sélectionné à Addis-Abeba Film festival (1er au 6 mai) en Ethiopie, et prochainement en Afrique du Sud, « Encoûnters, South AfriÂcan DocuÂmenÂtary». Le film sera programmé dans les villes de Cap Town et de Johannesburg.

Découverte d’un cadavre en décomposition à Bouira

Un cadavre en décomposition a été découvert, samedi soir, dans un logement à la cité Aïssat Idir, ex-rue de France, au chef-lieu de Bouira. Selon des sources locales, la victime – un homme âgé de 70 ans vivant seul dans son logement – a été découverte par ses voisins. Les premiers éléments de l’autopsie ont démontré que la mort est survenue 4 jours avant la macabre découverte. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité pour élucider les causes de la mort.

Une commission du MJS en inspection à la DJS de Chlef

De sources sûres, nous avons appris qu’une commission du MJS a été dépêchée, hier, à la DJS de Chlef par le nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hattab, pour faire la lumière sur l’état lamentable dans lequel se trouve le parc infrastructurel de la jeunesse et des sports dans cette wilaya de 1 200 000 habitants. Selon nos sources, la mission en question se penchera surtout sur la situation guère reluisante des installations en perpétuelle dégradation, celles fermées aux jeunes malgré les milliards de dinars engloutis pour leur réalisation ou les réparations répétées, ainsi que sur les projets connaissant des retards considérables dans l’exécution des travaux. Il faut signaler que depuis le changement intervenu il y a une année à la tête de la DJS, la situation n’a cessé de s’aggraver, provoquant le mécontentement et la désapprobation des principaux acteurs du mouvement sportif local ainsi que des élus et responsables des clubs et associations sportives et de jeunesse. A cela s’ajoutent le climat de « suspicion et de peur» créé dans le secteur, et la fermeture prolongée du service des sports de la DJS après le départ forcé du premier responsable de cette structure. Lire la suite

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L’éducation islamique fait polémique

Publié le 24/04/2018, par dans Non classé.

Un débat assez contradictoire a marqué la première journée du colloque international sur l’enseignement de l’éducation islamique dans les établissements publics, dont les travaux se sont ouverts hier à Alger.
La question du contenu de cet enseignement divise plus qu’elle ne rapproche, alors que l’ensemble des participants sont convaincus que l’extrémisme religieux est la conséquence de la mauvaise interprétation du Coran…

Le débat sur le contenu de l’enseignement de l’éducation islamique dans les écoles publiques n’est pas tranché et la question de sa réforme, pour qu’il soit adapté aux mutations mondiales, suscite de grandes divergences.

C’est en tout cas ce qui ressort des débats de la première journée du colloque international sur l’enseignement de l’éducation islamique dans les établissements publics, organisé par le HCI (Haut conseil islamique) en coordination avec le ministère de l’Education nationale, et dont les travaux se sont ouverts hier à Alger, en présence de nombreux théologiens et experts, venus d’une trentaine de pays musulmans et occidentaux, et d’une dizaine d’universités algériennes, pour s’achever aujourd’hui, avec une déclaration finale appelant surtout à « prôner l’entente, l’unité et le vivre-ensemble», tel que préconisé par l’islam.

« L’école authentique doit apprendre à l’élève l’amour du travail et de la patrie, ainsi que les valeurs universelles véhiculées par l’islam et la société», a déclaré le président du HCI, lors de l’ouverture des travaux, précisant que « l’islam est exempt des courants qui veulent l’instrumentaliser pour mettre en place des politiques qui encouragent l’islamophobie et l’extrémisme». Selon lui, il est important « de miser sur la génération accueillie dans les écoles, les universités et les établissements éducatifs et qui aura, après deux décennies, à prendre en main la destinée de toute la nation musulmane».

Pour sa part, le mufti d’Egypte, Shawki Ibrahim Abdelkarim Moussa Allam, a évoqué « l’importance de l’enseignement religieux au sein des établissements officiels et scientifiques» tout en plaidant pour un « encadrement de la méthode scientifique par les experts afin de former un musulman modéré avec une personnalité cohérente.

Livrer l’enseignement religieux à l’aléatoire a été nuisible aux enfants de la nation musulmane, qui ont reçu un enseignement erroné de la religion, d’où les phénomènes de l’extrémisme ou encore celui de l’excommunication au nom de l’islam et le ralliement aux groupes terroristes (…) L’islam n’est pas venu pour nier l’existence de l’autre ou exterminer ceux qui ne l’ont pas adopté comme religion».

Lui succédant, le chef de cabinet du ministre des Affaires religieuses syrien, Badr Abdesatar, revient sur la situation de la Syrie, le pays des sciences et des savants, « victime d’une violente campagne visant notre religion et notre sunna. Des organisations criminelles extrémistes telles Enosra, Daech, etc. utilisent l’islam à des fins politiques, comme cela a été le cas en Algérie, durant les années 1990, avec la destruction, les attentats à l’explosif, les assassinats et les massacres.

Tout comme l’Algérie, la Syrie et son islam ont fait l’objet d’un complot et ce n’est pas par hasard que notre érudit Saad Ramadan El Bouti a été assassiné, un jour de Ramadhan, en plein milieu de la mosquée, alors qu’il prêchait la tolérance».

Revenant à la question des écoles, le conférencier précise : « Nous pouvons éloigner l’islam de la politique mais pas de la vie, puisque la première chose que le nouveau-né musulman entend c’est al adhan (l’appel à la prière, ndlr) (…). Notre islam n’a aucun lien avec celui de Daech, ce groupe criminel qui détruit aussi bien les mosquées que les églises. L’appartenance à l’islam n’a jamais été incompatible avec l’appartenance à un pays. Il faut apprendre aux enfants l’amour de l’autre.»

Lui succédant, Ramadan Oslo, responsable des Affaires religieuses en Turquie, a parlé de l’expérience de son pays, où la religion a été séparée de la politique, mais sur le terrain, « l’éducation islamique dans les écoles publiques touche de plus en plus d’enfants, de lycéens et d’étudiants universitaires. Les périodes des vacances sont souvent propices pour enseigner la religion musulmane, notamment durant l’été, où nous enregistrons quelque 4 millions de jeunes qui s’inscrivent chaque année pour suivre les cours».

Ancien inspecteur de l’éducation, Sid Ali Daas dénonce ceux qui accusent l’enseignement de l’éducation islamique « d’être à l’origine de la prolifération de l’extrémisme religieux mais aussi de l’éloignement des valeurs islamiques. Pourtant, nos enfants ont depuis longtemps appris Le Coran dans les écoles coraniques avant même de rejoindre les bancs des établissements primaires. Aujourd’hui, la matière de l’éducation islamique est devenue sans aucune didactique, y compris dans les livres actuels, après la réforme».

L’intervenant exhibe le contenu d’un livre du primaire, où il est fait état d’un résumé de Ghazwat Badr (la conquête de Badr). « Lorsque l’enfant lit ces quelques lignes, il retient que les musulmans ont été réduits à la misère après que les Koraïchites les ont spoliés de leurs biens. Un jour, ils ont attaqué une caravane de Koraïchites et pris tout ce qu’elle transportait, en représailles à ce qu’ils ont vécu à La Mecque.

Qu’a-t-on appris à l’enfant, si ce n’est que l’islam ne renvoie pas à la foi, mais à la matière», dit-il pour expliquer qu’il « est important que l’enseignement de l’éducation islamique soit cohérent et surtout didactique, notamment dans les paliers du primaire et du secondaire». De nombreux autres intervenants ont insisté sur la formation continue des enseignants, alors que d’autres sont restés attachés au contenu de la matière.

Certains estiment que cette matière doit aider l’enfant « à apprendre les principes généraux du vivre-ensemble, tel que dicté par Le Coran, comme ne pas voler, ne pas mentir, respecter autrui, sacraliser les parents et les aînés, etc., en se basant sur des histoires liées à l’islam, et d’autres prônent l’enseignement du Coran». Un débat qui n’a pas été tranché, puisque les avis étaient très divergents non seulement en Algérie, mais aussi dans de nombreux pays musulmans. Les travaux reprendront aujourd’hui en ateliers techniques, avant de s’achever en fin de journée avec une déclaration finale.

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